Ce blog permet de collecter les témoignages des jeunes actifs français et
d'échanger sur la proposition du MIDEP qui est de :
Donner aux jeunes un capital de départ lorsqu'ils démarrent dans la vie, par exemple à 28
ans. Ce capital pourrait être de 50.000 euros, compte tenu de la richesse de la France, et serait attribué sous forme d'avance sur héritage, sans
intérêt, avance que chacun rembourserait le jour ou il hériterait (et s'il n'hérite pas, le jour ou il décèderait).
Le flux croissant des remboursements permettrait au système de s'autofinancer au fil des
années, ce qui signifie que le capital de départ pour les jeunes pourrait être mis en oeuvre sans prendre aux uns pour donner aux autres, ce qui est bien le talon d'Achille de la politique
actuelle consistant à redistribuer les revenus.
N'hésitez pas à écrire et à "rebondir" sur ce qui se dit sur les pages suivantes.
Bon blogging !!
L'équipe du MIDEP
PS : pour vous connecter sur le site du MIDEP, rendez-vous sur WWW.MIDEP.EU
Le vieillissement accéléré de la population aura des conséquences en matière de répartition des richesses et des revenus qui risquent
d’être redoutable pour l ordre social.
Les jeunes, de moins en moins nombreux, vont devoir supporter les retraites, les dépenses de santé et la protection sociale d’un
nombre croissant de personnes âgées.
Cette perspective est d’autant plus inquiétante que l'allongement de la durée de la vie a
aussi pour conséquence la concentration croissante des richesses entre les mains des personnes âgées et la transmission de plus en plus tardive des patrimoines familiaux aux jeunes
générations.
Alors qu’on héritait autrefois entre vingt et quarante ans, c’est-à-dire à un âge où la possession d’un patrimoine permet aux jeunes
ménages de « s’installer » et d’assumer les multiples charges qu’entraînent la vie de famille et l’éducation des enfants, on hérite aujourd’hui à l’âge de la retraite !
Cette antique institution qu’est l’héritage a cessé de jouer son rôle social et aujourd’hui les conditions d’un affrontement entre
générations sont désormais réunies.
Comment l’éviter ? En attribuant aux jeunes un capital de départ qui serait attribué sous forme d'avance sur héritage, sans intérêt,
avance que chacun rembourserait le jour ou il hériterait (et s'il n'hérite pas, le jour ou il décèderait).
Ainsi serait rétablie la solidarité entre les générations.
La récession qui s’annonce, avec ses cohortes de chômeurs, son lot quotidien de licenciements et de mouvements sociaux, ne va pas manquer de relancer le débat sur les méfaits du capitalisme, un
débat qui dure depuis deux siècles mais qui n’avance guère....
Ce qu’il faut penser du système capitaliste, nous le savons en effet depuis longtemps : c’est le système économique le plus performant; il permet à chacun de
choisir son activité et son mode de vie; et il constitue probablement le meilleur moyen de préserver la paix du monde. Mais il présente aussi un grave inconvénient : les inégalités qu’il
engendre, excessives et souvent scandaleuses, alimentent un climat de tension permanent et, à chaque crise économique, font courir un risque d’explosion sociale.
Pour pallier cet inconvénient, les pays capitalistes ont mis en place, à partir des années 1880, un système d’assurances sociales contre la maladie, le chômage,
etc. Et surtout, à partir des années 1930, ils ont entrepris de redistribuer les revenus. « Inventée » par les socialistes suédois, la redistribution des revenus par la fiscalité a été l’une des
grandes avancées sociales du siècle dernier. Elle est, encore aujourd’hui, l’instrument privilégié de la lutte contre les inégalités.
Mais, depuis le choc de la mondialisation, tout indique que la méthode ne fonctionne plus. Ainsi, au cours des quinze dernières années, alors même que l’économie
mondiale était en forte croissance, les inégalités n’ont cessé de s’accroître, la pauvreté et la précarité de s’étendre, même dans les pays les plus redistributeurs comme la France. Les chefs
d’Etat qui s’affairent depuis quelque temps au chevet du capitalisme afin de « refonder » son système bancaire et financier, seraient donc bien avisés de se demander si le malade n’a pas aussi
besoin d’une refondation de son système social.
Est-il raisonnable d’affronter les défis du 3ème millénaire avec un modèle social qui entretient de profonds antagonismes sociaux et qui, à chaque retournement de
conjoncture, va plonger des millions d’individus dans la misère et la révolte ? Le temps n’est-il pas venu de doter le capitalisme d’une assise sociale plus solide ? En d’autres termes : la
redistribution des revenus n’étant pas capable de corriger les inégalités, le temps n’est-il pas venu de se tourner vers ce qui apparaît comme l’unique solution de rechange : la redistribution du
capital ?
Cette redistribution, le Midep propose de la réaliser en donnant un capital aux jeunes lorsqu’ils démarrent dans la vie. Simple, universelle, démocratique, cette
mesure aurait de multiples effets bénéfiques. Et elle apporterait surtout « la » bonne réponse au problème des inégalités, lequel comporte deux volets distincts : les inégalités de richesse et
les inégalités de revenu.
Derniers Commentaires